L’accès aux soins de santé de proximité franchit une nouvelle étape. Trente-cinq infrastructures sanitaires ont été réalisées dans les régions de Zinder et de Maradi avec l’appui de l’UNICEF. Ces ouvrages doivent faciliter l’accès des populations aux services essentiels, notamment pour la vaccination des enfants et le suivi des femmes enceintes.

Des infrastructures pour rapprocher les soins des populations

Le renforcement de l’accès aux soins de santé se poursuit dans les régions de Zinder et de Maradi. Avec la réalisation de 35 infrastructures sanitaires, les communautés bénéficiaires disposent de nouvelles possibilités pour accéder aux services médicaux à proximité de leurs lieux de résidence.

Cette annonce a été faite par la représentante résidente du Fonds des Nations unies pour l’enfance, l’UNICEF, au Niger, Djanabou Mahonde, à l’issue d’une tournée consacrée au suivi des infrastructures réalisées dans les deux régions.

Le vendredi 9 octobre 2026, elle a été reçue par le président de la République, le général d’armée Abdourahamane Tiani, pour présenter les résultats des interventions menées avec les autorités nigériennes et les partenaires concernés.

La santé maternelle et infantile au cœur des priorités

Au-delà du nombre d’ouvrages réalisés, l’enjeu principal concerne les conditions d’accès aux soins pour les populations, particulièrement les femmes enceintes et les jeunes enfants.

L’implantation de structures sanitaires à proximité des communautés peut réduire les distances à parcourir pour consulter un professionnel de santé. Dans certaines localités, l’éloignement des centres médicaux constitue en effet un obstacle à la prise en charge rapide des patients.

Pour les enfants, ces infrastructures doivent notamment faciliter l’accès aux services de vaccination au sein de leur communauté. La proximité des structures sanitaires peut ainsi contribuer à améliorer le suivi vaccinal et à renforcer la prévention contre certaines maladies.

Pour les femmes enceintes, l’accès à des soins obstétricaux à une distance plus raisonnable représente également un enjeu majeur. Le suivi de la grossesse, la préparation à l’accouchement et la prise en charge des complications nécessitent des services accessibles et disponibles au moment opportun.

La représentante de l’UNICEF a souligné la satisfaction exprimée par les populations bénéficiaires, qui ont salué les efforts engagés pour améliorer leur accès aux soins.

 

Une collaboration entre les autorités nigériennes et l’UNICEF

La réalisation de ces 35 infrastructures sanitaires s’inscrit dans une dynamique de coopération entre les autorités nigériennes et l’UNICEF.

À l’issue de sa tournée, Djanabou Mahonde a remercié le président de la République, le Premier ministre Ali Mahamane Lamine Zeine et le ministre de la Santé et de l’Hygiène publiques, le médecin-colonel-major Garba Hakimi, pour la confiance accordée à son organisation dans l’accompagnement de ces réalisations.

Ce partenariat illustre l’importance de la coopération entre les institutions publiques et les partenaires internationaux dans le développement des services sociaux de base.

Dans un pays où les besoins en matière de santé restent importants, l’extension du réseau sanitaire constitue un levier pour rapprocher les services médicaux des populations, notamment dans les zones où les déplacements vers les centres de soins peuvent être difficiles.

Des infrastructures, mais aussi un défi de fonctionnement durable

La construction de structures sanitaires représente une avancée importante, mais elle ne suffit pas, à elle seule, à garantir un accès effectif à des soins de qualité.

Pour produire des résultats durables, ces infrastructures doivent disposer de personnel qualifié, d’équipements adaptés, de médicaments essentiels et de moyens de fonctionnement suffisants. La disponibilité de l’eau, de l’électricité et des dispositifs d’hygiène constitue également un facteur déterminant pour la qualité des prestations.

L’entretien des bâtiments et des équipements, ainsi que la continuité des services, seront donc essentiels pour préserver les investissements réalisés et répondre aux besoins des communautés.

Il importe également de veiller à ce que les services proposés restent accessibles aux populations les plus vulnérables, notamment les enfants, les femmes enceintes et les familles vivant dans les localités éloignées.

 

 

L’UNICEF réaffirme son engagement au Niger

À l’occasion de cette rencontre avec le chef de l’État, la représentante résidente de l’UNICEF a réaffirmé la disponibilité de son organisation à poursuivre son accompagnement en faveur du développement des infrastructures sanitaires au Niger.

L’objectif annoncé est de contribuer à élargir davantage la couverture sanitaire et de favoriser l’accès de chaque enfant, de chaque femme et de chaque citoyen à des services de santé de qualité, quel que soit son lieu de résidence.

La réalisation des 35 infrastructures à Zinder et à Maradi constitue ainsi une étape dans les efforts visant à renforcer la santé de proximité. Le défi sera désormais de consolider ces acquis et de garantir que les nouvelles structures répondent durablement aux attentes des populations.

Pour les communautés concernées, l’enjeu est concret : pouvoir accéder plus facilement aux consultations, à la vaccination et aux soins maternels, sans devoir parcourir de longues distances lorsque les services de proximité peuvent répondre à leurs besoins.

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